2011, un année agricole toute en contraste

Publié le par leblogdelaferme

Les représentants de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs et de la Chambre d'agriculture dressent un premier bilan d'une année 2011 en dents de scie selon les cultures.

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Il reste encore un quart de la production de maïs à récolter, mais déjà la Fédération départementale des syndicats exploitants agricoles du Gers (FDSEA 32) se fait une idée assez claire de l'année écoulée. Sans surprise, ils la qualifient de « contrastée selon les cultures ».

Les céréales reflètent bien cette situation. Pour celles à paille, le président de la FDSEA Bernard Malabirade estime qu'elle est « moyenne, voire mauvaise ». En revanche, les cultures comme le maïs ou le soja « s'en sortent mieux ». La situation catastrophique créée par la sécheresse du printemps a été sauvée pour deux raisons : « En mai, nous avons pris le risque de lâcher de l'eau pour sauver les semis et cela a été payant ». Mais surtout les pluies du mois de juillet ont permis d'éviter le pire.

 

La sécheresse sévit encore

 

Un constat que William Villeneuve, secrétaire général de la FDSEA, tempère immédiatement : « Nous avons juste évité que la catastrophe se produise cet été. Mais depuis le 15 août, il ne pleut plus : tout est grillé. Ça va devenir un problème en février ou mars 2012. »

Bernard Malabirade enchaîne : « Nous sommes particulièrement attachés à la procédure de calamité agricole. Nous étions déjà à 50 % de perte au printemps, mais aujourd'hui nous en sommes à 60 % ». La filière prévoit déjà la mise au point d'aliment sécheresse pour cet hiver « Nous lançons l'opération Solidarité maïs », expliquent-ils. En effet, la bonne récolte de cette céréale laisse espérer des dons. À titre d'exemple, une tonne de maïs équivaut au don de 180 euros à un éleveur, soit 10 jours de nourriture pour une quarantaine de vaches.

 

Un millésime rare


Tout n'est pas toujours noir dans ce tableau. Pour preuve, l'année viticole pour les producteurs du Gers s'annonce « exceptionnelle. Aussi bien en qualité qu'en quantité. Ce sera un millésime rare pour notre région. » Seule légère ombre, l'escat, un parasite du bois, fait toujours des ravages dans les vignes, sans qu'on arrive à en trouver la parade.

La filière palmipèdes gras se porte bien elle aussi. La nouvelle version de l'Indication géographique protégée canard à foie gras du Sud-Ouest vient d'être validée. Philippe Barron, responsable de cette filière à la Fédération, est content : « C'est l'aboutissement d'un travail professionnel de quatre années. »

 

Source : SudOuest

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